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L'actualité de la vidéosurveilllance

Les apparences sont parfois trompeuses : les vols chez les buralistes ont baissé entre 2011 (25 faits) et 2012 (16 faits). - (Photo archives NR)

Hier en préfecture des Deux-Sèvres, il fut question de prévention en matière de cambriolages de locaux professionnels, en hausse de 22?% entre 2011 et 2012.
En termes de délinquance globale, les Deux-Sèvres figurent toujours en queue de peloton – ce qui est bon signe dans ce cas –, c'est-à-dire au 78 e rang sur 96 départements. La NR avait publié, dans son édition du vendredi 25 janvier, les statistiques de 2012 communiquées par la préfecture, un bilan affiné et commenté, hier en fin de matinée, par le préfet Pierre Lambert.

Plus tôt, le haut fonctionnaire avait reçu une vingtaine de représentants des professions les plus touchées par les cambriolages et d'organes représentatifs, comme la chambre de commerce et d'industrie (CCI). Car, entre 2011 et l'an passé, les casses de locaux industriels, commerciaux ou financiers ont augmenté de 21,97?%, pour atteindre 422 faits. De 58 e département français en la matière, les Deux-Sèvres sont passées à la 22 e place, dépassant au passage la moyenne nationale.

"?Un exemple à suivre?", celui de la zone d'activité du Luc, à Échiré

Au cours de la réunion, à laquelle avaient pris part Sonia Bellier, vice-procureur de la République de Niort, et les patrons départementaux de la police et de la gendarmerie, un coup de projecteur a été donné sur « un exemple de bonne pratique d'une zone d'activité qui se protège » de ces raids souvent commis par des malfaiteurs venus de la région nantaise. C'est celle du Luc, à Échiré. Françoise Garcin, de la société de plomberie-chauffage du même nom, a pris la parole?: il y a deux ans, face au phénomène déjà grandissant des cambriolages, les professionnels locaux se sont regroupés pour faire appel aux services d'une société de gardiennage privée?: ainsi, plusieurs fois par nuit, un agent de sécurité effectue des rondes en voiture. Et, en cas d'urgence, les entrepreneurs disposent de son numéro de téléphone mobile. Tous se partagent l'investissement financier en fonction de la taille de leur PME. Cette initiative, le préfet Pierre Lambert pense qu'elle est « transposable ». Le colonel Guillaume Jacquet aussi?: le commandant du groupement de gendarmerie des Deux-Sèvres imagine la développer sur d'autres zones considérées comme sensibles, celle de Saint-Porchaire, au nord de Bressuire, et celle à cheval sur les communes de Châtillon-sur-Thouet et Parthenay.

Vidéosurveillance

Au nom des buralistes deux-sévriens, Anne-Marie Barbat a mis sur la table la vidéosurveillance sur la voie publique. « Elle dépend des pouvoirs du maire », n'a pu que lui rappeler Pierre Lambert. Le préfet s'est justement attardé sur les braquages dans les commerces écoulant des cigarettes?: « Des cas spectaculaires, mais finalement peu nombreux ». Ainsi, 16 faits ont été recensés en 2012, contre 25 l'année précédente. De quoi en surprendre plus d'un. Anne-Marie Barbat a l'explication?: « L'an dernier, jusqu'à la fin octobre, il ne s'était presque rien passé. Tout s'est enchaîné ensuite ». Jusqu'à lundi, à Clussais-la-Pommeraie.

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15
Février
2013

La Nouvelle République - Cambriolages des locaux professionnels : le point noir

 

Les apparences sont parfois trompeuses : les vols chez les buralistes ont baissé entre 2011 (25 faits) et 2012 (16 faits). - (Photo archives NR)

Hier en préfecture des Deux-Sèvres, il fut question de prévention en matière de cambriolages de locaux professionnels, en hausse de 22?% entre 2011 et 2012.
En termes de délinquance globale, les Deux-Sèvres figurent toujours en queue de peloton – ce qui est bon signe dans ce cas –, c'est-à-dire au 78 e rang sur 96 départements. La NR avait publié, dans son édition du vendredi 25 janvier, les statistiques de 2012 communiquées par la préfecture, un bilan affiné et commenté, hier en fin de matinée, par le préfet Pierre Lambert.

Plus tôt, le haut fonctionnaire avait reçu une vingtaine de représentants des professions les plus touchées par les cambriolages et d'organes représentatifs, comme la chambre de commerce et d'industrie (CCI). Car, entre 2011 et l'an passé, les casses de locaux industriels, commerciaux ou financiers ont augmenté de 21,97?%, pour atteindre 422 faits. De 58 e département français en la matière, les Deux-Sèvres sont passées à la 22 e place, dépassant au passage la moyenne nationale.

"?Un exemple à suivre?", celui de la zone d'activité du Luc, à Échiré

Au cours de la réunion, à laquelle avaient pris part Sonia Bellier, vice-procureur de la République de Niort, et les patrons départementaux de la police et de la gendarmerie, un coup de projecteur a été donné sur « un exemple de bonne pratique d'une zone d'activité qui se protège » de ces raids souvent commis par des malfaiteurs venus de la région nantaise. C'est celle du Luc, à Échiré. Françoise Garcin, de la société de plomberie-chauffage du même nom, a pris la parole?: il y a deux ans, face au phénomène déjà grandissant des cambriolages, les professionnels locaux se sont regroupés pour faire appel aux services d'une société de gardiennage privée?: ainsi, plusieurs fois par nuit, un agent de sécurité effectue des rondes en voiture. Et, en cas d'urgence, les entrepreneurs disposent de son numéro de téléphone mobile. Tous se partagent l'investissement financier en fonction de la taille de leur PME. Cette initiative, le préfet Pierre Lambert pense qu'elle est « transposable ». Le colonel Guillaume Jacquet aussi?: le commandant du groupement de gendarmerie des Deux-Sèvres imagine la développer sur d'autres zones considérées comme sensibles, celle de Saint-Porchaire, au nord de Bressuire, et celle à cheval sur les communes de Châtillon-sur-Thouet et Parthenay.

Vidéosurveillance

Au nom des buralistes deux-sévriens, Anne-Marie Barbat a mis sur la table la vidéosurveillance sur la voie publique. « Elle dépend des pouvoirs du maire », n'a pu que lui rappeler Pierre Lambert. Le préfet s'est justement attardé sur les braquages dans les commerces écoulant des cigarettes?: « Des cas spectaculaires, mais finalement peu nombreux ». Ainsi, 16 faits ont été recensés en 2012, contre 25 l'année précédente. De quoi en surprendre plus d'un. Anne-Marie Barbat a l'explication?: « L'an dernier, jusqu'à la fin octobre, il ne s'était presque rien passé. Tout s'est enchaîné ensuite ». Jusqu'à lundi, à Clussais-la-Pommeraie.